24 janvier 2010
est-ce à dire
que le temps jouet
balade la page
les mots passent
ces wagons de vitres
aux lumières inscrites
nos ombres bougent
est-ce à dire
que le nom quitte
ses couleurs du soir
aux mille passages
j'aime le transport
par la ville
je trouve l'espace
est-ce à dire
une ligne de virgule
coule le regard
les gens du dimanche
toutes nos histoires
un coude à son arc
d'un bras de voyage
est-ce à dire
je suis mon cours
des places actives
la ruée pleine
comme tendresses sauvages
qui va et qui reste
debout seule
face à la terre entière
est-ce à dire
que lorsque les pas cheminent
le long du mouvement mécanique
l'écart se creuse
les discours sombres
aux paroles calées
conclure
est-ce à dire
mon soudain coïncide
un instant du monde
dans l'univers crépusculaire
la nuit tombe
à chaque soir je ferme
un centre tard
comme une parenthèse
23 janvier 2010
la vie en dehors de mon corps
tourne les étapes
rythme son bonjour
je suis extérieure
par attitudes émises
l'isoloir à résonance
caisson de graves
lorsque tu as glissé
ton papier de verre
dans l'abîme de mes regards
j'ai ouvert les vapeurs
aux larmes brisées
déverser l'îlot nagé
abaisser une humeur
sa carte grise perdue
tout a goût de cendre
de septembre à décembre
continuer la barrière
aux halte-là des passants
singer l'indifférence
oublier la véhémence
cette passion non éclose
tes rires ailleurs
pour une autre meilleure
moi qui suit insensible
j'endure mon silence
jusqu'à demain
et pour toujours
tu as fermé le passage
scellé mes abrasives
je ne sais pas aimer
16 janvier 2010
c'est une femme qui fond l'écart entre un monde et l'univers ; une belle étrangère qui autre le soi-même, une apparition.
C'est un remède à l'allure, une remise en conduite, la capacité libre de s'en remettre à l'écoute...
J'ai des échos qui interviennent, dure la place suivie, siège le comportement, je te suis et tu m'attires.
Et pour ne plus me perdre, je me conserve et j'isole cet élan moteur qui va si vite!
Comme une mince affaire, il y a un sac de noeuds dans le ventre de mes amours, en coïncidence avec la trappe de l'estime à se porter, en aller retour d'un circuit fermé : alternative du courant, saccades.
Pour s'enfuir, coureuse mon clown, j'ai perdu le nez de mousse rouge, pour en accepter un autre mieux porté, dans le confort maintenu, assumé.
Mes rêves me prêtent ce jeu de rires, d'une existence affirmée. J'ai des principes.
Et pour ne rien comprendre des provocations malvenues, les distances déraisonnables d'observatrice au regard vitré, je pète la fenêtre et pose un pied.
Dehors, il fait beau, malgré cette pluie nouvelle je prends de l'assurance à pas d'obstacles... Cette marche toute droite qui fière mon existence, trouve un relais à porter quelques valeurs, des équités.
Et le tableau doré des pages feuilletées à l'enluminure, trouver cette marque unique du soi qui ose.
Aller vers des rubriques diverses et gagner cette harmonie de présence claire, s'avancer.
Un rythme épistolaire, à ton attention, j'éveille ma tradition de poèmes. J'énonce enfin un patrimoine gardé de mes siècles d'éternité pensive d'où ma candeur chasse les démonstrations.... Je n'ai pas de mot pour me raisonner, j'en ai d'autres pour aimer.
Ce qui me guide sera la qualité de mon intention parmi nous, une société de liens, aller vers toi? Mais qui d'autre pourrait apercevoir cette énergie rouge, mon passionné.
13 janvier 2010
tranche louange
ma séparation
utile forme filandreuse
des plantes assoiffées
je termine l'aspect
des toiles tissées
la forge du temps
sa campagne
le réseau végétal
des herbes tendres
sans hasard de conduite
tresse à ligne verte
des mots libres champs
une pâle feutrine
il y a l'élémentaire
d'un digne colporteur
course animée la bateleuse
aux rives oisives
des paniers à sécher
comme une étale plaine
ses fleurs poussées
racines équilibres plissés
la hanse mêle
les mains des terrains
12 janvier 2010
glisse le temps
glisse la ritournelle
et l'usure du moment
les restes de l'amour
l'illusion
si dans nos rapports
c'est la force qui profite
si dans nos maisons
c'est le conflit qui dure
c'est des heures tièdes
d'où le monde saigne
refuser ou se taire
dénigrer ou accepter
l'hypocrisie végétative
j'ai dépossédé cet élan
de jeune intrusive
fermé tant de projets
coupé mon monde
tenir la suite
un cable métal sa rouille
le vertige
prétendre la paix
harmonie égale
d'un tout diffus
cesser les suspensions
qui lourdent la vie
aux ballots
cahin caha
j'ai des balances légères
des respects justes
une drôle de pesée
10 janvier 2010
gauche belle diurne
ce regard d'air son train
le quai de pas
une étoile droite univers
gagne les nuits noires
sa carte volumineuse
les égards
proposer les principes astronomiques
d'une humanité petite
trouble face
son miroir longe dame
des clartés parlées
aux écritures nouvelles
chaque plat infini
démesure l'existence
aux kilomètres alignés
guide l'époque lune
d'un axe traversière
douce soulève le temps
elle se lève et se couche
comme une enfant
complice sa venue d'été
éphémère lieuse aux draps épais
capter par galaxie
l'implantation nébuleuse
09 janvier 2010
c'est comme un chagrin
du soir au matin
la belle indifférence
ça creuse dans le temps
des déficits à perte
fond en comble plus rien
ce froid de larmes
glace immobile
ton petit monde au chaud
à lointaine posture
courbe l'avalanche
le silence
j'en peux plus
les goudrons de givre
l'appendice de mon téton
douche brûlante
crise de nuit son midi
je sèche mon ventre
sans faim de joie
je veux crier
hurler
personne ne m'entend
sans voix directe
plus rien à dire
ton dédain
froide femme me gèle
corps de neige
06 janvier 2010
c'est un décret
jouer l'envers
l'extraordinaire
aux dés de billes
sa question
luire le temps
d'une règle abstraite
l'origine son forfait
du départ bercé
c'est ton tour
compte la case
les puits de neige
les îles au trésor
l'accord
une chance de gamine
cligner son oeil
du couloir aux idées
la journée nouvelle
conduite barrée
aux chasses gardées
la victoire
j'ai négocié ma part
05 janvier 2010
balise aux repères s'efface
son vol plane le silence
lorsque le vent suggère l'air
je vais suivre le ciel
et l'oiseau qui balaye
une étendue claire
à mesure de sa disparition
une lointaine masse bleue
qui tangue sa brise
pour la plume de l'ouest
il me reste l'horizon
ta main chaude et fatiguée
les souvenirs d'enfance
tournent la pièce démesurée
cette maisonnée de quartier
à la vitre son cerisier
le temps a scié l'arbre
ses printemps pollinisés
la familiarité constante
d'une mère grandeur nature
tout valse son envolé
comme transportée
dans les limbes étoilés
des cieux calmes
à jamais
03 janvier 2010
la terre des femmes
côte le roc
c'est le port sa marine
des quais de poissons
à l'oeil ouvert
éteindre son écaille
au pays pêche
garde sa coque en bois
des embruns salés
les doigts retournés
à la corde nouée
toutes les vagues
éloignent les mouettes
un sable guide
l'écume brisante
des rouleaux cassés
regards au loin
des yeux plissés
ces broderies blanches
ton crochet
d'un calme droit
qui endure en discrète
des efforts seule
tes courages fierté
ma grand-mère bretonne
veut cesser de repirer







