agnes§poésie

08 mai 2019

miroir de bois

projection brute

aucun reflet

 

conscience enfermée

en soi

un coffret

verrouillé

 

intériorisé

 

j'ai diffusé une onde de personalité

sur des fragments de phrases

des lignes écoulées

 

un univers évasé

en une infinité expansive

 

poursuivant toujours un cercle plus large

plus éloigné

 

un caillou jeté autrefois

sur le miroir désormais

brisé à tout jamais

circule au travers d'espoirs secrets

mots véhiculés

 

lignes par lignes

années après années

 

conscience de soi éclatée

 

 

 

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01 mai 2019

je vais te parler comme me parle cette petite voix dans mon esprit, juste à la limite entre conscience et sommeil, une petite voix sous-jacente, une petite voix incessante, une petite voix qui chante,

on pourrait marcher un peu en entendant les bruits autour, le crépitement de la rue qui danse, les airs de la ville les arpèges de la campagne, les musiques des pas, les froissements des vêtements sur la jambe en mouvement,

 

se déplacer ensemble,

 

alors, avec un rythme en soi, une énergie florissante et circulante, écoute écoute les petits mots de la vie, les semblants de bribes, les son étourdissants, les coutumes, les habitudes,

 

il y a en ton pays des parfums de soupirs, des petites touches de désirs et les premières fantaisies,

 

il y a en ta vie, de resplendissantes embellies, de vertes jouvences, des présences, rires et jovialités, où apparaissent la sonorité de l'envie... Devenir gaité et souffle, beauté et florilège,

 

tu es en équilibre

 

 

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19 février 2019

j'aurais délivré le moineau des oiseleurs

si j'avais entendu siffler

surdité

ne pas entendre - ne pas admettre

comprendre

 

devenir audible

c'est déjà tendre l'oreille

le son peut survenir

l'alouette

 

chants effrayés

une chouette du passé

 

blanches ses ailes déployées

 

la liberté opressée

 

quelques plumes tombées

 

sur les oiseaux prisonniers

 

 

 

 

 

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20 janvier 2019

choisir

porter fardaux/délester

garder serré l'inachevé/écrire

il existe des possibilités

arrêter de se focaliser

élargir

être

une branche pousse s'élance en avant

rien n'existait avant

la création transforme la réalité

créer

il est des indécisions volatiles

l'espace plane est là

accueillir

la calligraphie de l'instant

l'émerveillement

l'apnée sauvage et les jeux d'enfants

les petits gestes de sensation

l'aspect des choses

l'émotion

les mots sont là

pour ébrécher les murs érigés

détourner

faire la paix

calme

fonder

des lignes de couleurs

des dessins imbibés

ne pas trop retenir

vivre avec

simultanément

 

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12 janvier 2019

les mots se bousculent, ils arrivent par paquets de six ou de huit, ils s'obstinent, ils se corrigent, ils se focalisent, ils m'obsèdent, je dois les faire sortir, puis ils courent vite, ils gravitent, ils sautillent, ils facilitent, ils s'agenouillent, ils se courtisent, les mots se suivent comme des fils recourbés, des lignes d'accès, des milliers de messages spontanés, une arborescence gigantesque de mots constitués; je facilite leur arrivée, leur ribambelle échelonnée, je choisis une ficelle, je la laisse couler, elle fait suite, elle accompagne le poème, elle ne le lâche qu'au sommet de la corde échevelée ; les mots pendent devant mes yeux, les mots tanguent, ils flottent et tournent comme pour mieux briller et mieux m'attirer, les mots chantent leur sonorité, et la chevelure des idées s'enracine sur les cimes d'un inconscient partagé de toute humanité ; je suis triste aussi, je suis désenchantée d'une si grande infinité de beauté concomitante à tant de laideur, je suis heurtée par la violence, la démence, la maltraitance, la perversité, je choisis toujours le fil de mes mots pour contourner l'horreur, chercher peut-être ailleurs, être délivrée, une liberté d'être, les mots se dressent, les mots se tressent, les mots se joignent, les mots s'opposent aussi, les galaxies du verbe, les matières et spirales, l'inconditionné, le fleurissant, la merveille et juste tout à côté le néant.

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02 janvier 2019

Mon monde était né en moi.

 

Les autres étaient des formes floues. Une masse confuse.

 

Une façon d'écrire.

 

Il serait difficile d'en parler.

 

Jaillir.

Pensées.

Fractionnées.

Ruptures contrastées.

Douleur sur mesure à déshabiller.

Contrainte et peur entaillée, les vides laissés

Au fond de moi, il y a un néant noir, agissant aux heures troubles.

Chaque soupçon de lumière est collection à caresser souvent pour refléter la beauté régulière.

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27 décembre 2018

saisir sur un souffle de respiration, saisir cette milliseconde,

peut-être s'est-elle encore échapée...

peut-être nait-elle sur quelques intranquillités,

j'hésite encore...

Les formes et leur petite famille d'habitudes conduisent autour

et selon l'heure, elles redeviennent nouvelles,

la transformation du réel est spontanée, elle n'attend jamais,

j'accompagne tout le temps, mon regard saisissant, douceur et précision,

à la recherche d'une merveille,

une petite simplicité sublimée,

saisir une couleur, saisir une variation,

peut-être que tout s'est mélangé...

le geste suit très lentement la main,

le regard ouvre tout légèrement l'oeil,

j'ai des visions,

j'ai des missions,

laisser s'échapper le perpétuel,

laisser filer le flux idéel,

j'ai fragmenté mes capacités à écrire

j'ai lézardé les ciments des mots induits

j'ère sur le futile,

ma sempiternelle poèsie

 

 

 

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22 décembre 2018

un fil, un fil de mots perlés, un fil de mots succédés,

les idées chevauchées, l'irrégularité,

la lumière de mon jour voyage dans des poèmes

des suites déjà écrites à relier,

j'ai vécu un regard embrouillé, où la visibilité est approximative,

où l'effort pour visualiser est impermanence

et les mots ont grossi comme une larme s'ouvre à l'oeil, comme un regard croise l'imparfait,

la vie,

vie séjournée par le rêve, vie occupée à rêver, vie occasionnée,

vivre et vivir en chateaux d'espagne,

vivre et to be alive pour finir d'être en train d'être

suivant le versant de la réalité,

suivant les points de chutes, les trajets et le paysage,

observer

un objet flotté sur un flouté, une photographie de mémoire

vivre et écrire, vivre en écrivant en écrit vivant

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01 décembre 2018

Peut-être que la vie a raison de paraître parfois dure et sérieuse, sévère et intransigeante,

elle peut racler tous les bords d'une histoire, en faire un tas réuni, de fines couches de poussière,

la vie peut rendre impatient ou véhément,

la vie peut même s'asseoir à côté de soi et vous regarder endormi-e...

Parce que souvent on oublie qu'elle est notre-quelle est sienne.

C'est ainsi que j'ai commencé la mienne, étirée entre vivre l'instant et se regarder le vivre,

juste l'écart entre faire et être... Mesurer que nos actes nous inventent et que nous faisons ce qui nous correspond. Mais la fracture n'a cessé d'alourdir la densité et ses effets... Juste de fines couches de poussière à racler. Les bords de mon histoire se sont rejoints.

J'ai récupéré comme une gravité. La poussière a tourné avec le temps, la durée.

Tout autour s'est matérialisé comme un anneau où les poussières s'agitent et gravitent de sorte à créer une distance.

Mon esprit s'en fait toujours une réjouissance, matière à se sentir à part... Sorte d'orgueil inconsidéré qui n'a pas de réalité tangible d'où s'enorgueillir...

Car au fin fond de soi, lorsque le temps sera écoulé et que la vie se sera enlevée, on le sait bien qu'il n'y aura plus que de fines couches de poussière derrière nous. Alors, peut-être que la vie a raison de paraître parfois dure et sérieuse, sévère et intransigeante, mais la vie nous apprend une seule chose, à la fin nous serons tous égaux ! A la fin...

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17 novembre 2018

dessine la ligne qui figure, design

le visage roulé dans les durées

sombre fermeté

vivre et s'assurer

avec une version dématérialisée

un style par les fenêtres

des hublots connectés

IA

je parle à une machine reliée

un peu chaque jour j'ai oublié

des messages codés des vacances sublimées

tout un lot de curiosités, de voyages et d'idées

j'imprime ma vie sur le clavier

je twitte, je clique, je like, j'apparais

sur le marché des humains

consacré

et je m'amuse, j'-instantané-

j'environne des mondes

des villes, des pays

je relie des univers, des amis

des -follow me-

signe et sigle

#la vie

 

 

 

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