pensées féministes et poesie sapphiste

12 novembre 2016

j'entends un crayon griffoner les pages à vivre

le graphite qui insiste

le développement du mouvement

langage musical d'un dessin

succession de respirations

pause

et retour à l'inspiration

couchée sur la feuille

l'étendue des volumes associés

juste quelques lignes rencontrées

 

et les bruits ont changé

et le monde a tourné

le papier remplacé

la ligne effacée

 

j'entends des touches appuyées

le poids des idées manipulées

gymnastique digitale

orchestre tapoté du bout des doigts

avancer sur l'écran ondulé

le piano des idées

juste un son digitalisé

processeur enclenché

stop

la ligne vient d'être validée

 

 

et les bruits ont changé

et le monde a tourné

le papier remplacé

la ligne effacée

 

 

plus l'écran est petit

plus la fenêtre aussi

du mot à la lettre

du mot au son

le son s'enfuit

le sens aussi

vite épinglé

vite pensé

vite fait

fuite

 

 

 

et les bruits ont changé

et le monde a tourné

le papier remplacé

la ligne effacée

 

 

la langue et le son de nos connexions

être au monde en état de dire

façonner l'architecture des idées

permettre

juxtaposer

identifier la clarté des lignes

la rature devenue jeu de mots

des pages aux écrans blancs

la capture des expressions

écrire

 

 

 

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16 octobre 2016

Pas de généralité

que des reflets jetés

lorsque la lumière passe

re-formée près d'un oeil

brille d'intelligence

la spontanéité

l'enveloppe des années

cachetée

soulève les secrets

découverte continuelle

sous des projets

j'aime les portraits

observer les êtres

sourire aux ombres

préférer les clartés

l'équilibre dessiné

entendre

la scène ouverte

tissage de personnalités

ce qui est projeté

le soi minutieusement découpé

entre les fils des instants

rythme séjourné

éclats polarisés

vivre en appartenance

au monde qui m'environne

vivre en relation

à la gravitation

sphères sillonnent

éléments foisonnent

mes humanités

 

 

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20 septembre 2016

comme c'est bon

respirer le matin

jouer l'instant

souffler le parfum

 

comme c'est bon

enivrer de saison

le jour sa fraicheur

mon regard amusé

 

comme c'est bon

la vie son petit tour

soulever ses idées

laisser s'échapper

 

comme c'est bon, vivre à plein poumon, le long des chemins,

savoir s'asseoir et observer, ce qui est tracé,

lorsqu'on a permis à l'envie d'avancer

 

comme c'est bon

je sais que j'ai défait

tant de contrariétés

mes colères estompées

 

et la vie va reprendre

 

comme c'est bon

être comme embarquée

devenir passagère

de mes désirs

 

et flotter

 

 

 

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13 mai 2016

je vais envisager la vie sous une forme nouvelle

bulle et boule cristalline comme modèle

façonner, tourner, polir

je peux argumenter et projeter la surface des rêves

aller et gagner vers un centre et vibrer

chercher le meilleur à trouver

répercuter et corriger

la mesure entre ce qui heurte, ce qui ravit

ce qui gravite et ce qui jaillit

je construis

vivre de transformation

opération à perfection

symbole de plénitude

artisan

la réalisation

unir la force et la nouveauté

unir et former

transparence de clarté

juste fidèle à l'étincelle

brillance ce reflet

réverbération de la lumière

transport de la gaité

 

 

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06 mars 2016

désagrègent

les volumes des cieux

sous transparence et suspension

voiles sublimes

en clair-obscur

et passion

lever la tête

dévier

l'espace vapeur

transformé

léger

claires encres

accrocher la lumière

rebondir

et cacher

fermoirs nacrés

poussoirs jetés

le vent a soulevé le soir

d'un trait de parfum muet

l'horizon a sifflé l'espace

le temps de voir et apercevoir

une silhouette s'échapper

 

 

 

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28 février 2016

je contiens des petits riens, des petits riens de toi,

sur mes lèvres, sous mes mains

dans ma tête, des petits riens succincts

à foison n'est pas mien

juste je retiens trois fois rien

de petites choses je maintiens

je ne sais rien

ça passe et puis ça revient

tant d'espace et sans lien

je contiens des petits riens, des petits riens de toi,

sur mes lèvres, sous mes mains

passent juste l'air de rien

les broutilles et éléments nucléiens

dans ma tête, des petits riens succincts

 

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27 décembre 2015

il n'y a rien à gagner

exciter les tempes

affluer

un sang qui court

un sang qui passe

un sang qui peut couler

le sang à perdre

le sang à perte

le sang imprimé

rage

haine

et

violence

voilà le temps des assoiffés

il n'y a rien à gagner

vite

vitalité

file

passe

perquisitionnée

par les années

les ficelles nouées

comme ADN tenu

par une chaîne

les mains dans les mains

la vie passe

il n'y a rien à gagner

juste savourer

ce qui tient

sous l'éternité

dans la peau des idées

ce qui tient là

face à l'adversité

l'en-vie

l'envers de la haine

soit tu coupes la veine

tu casses le lien

tu romps la chaîne

ou

tu la maintiens

il n'y a rien à gagner

non il n'y a rien à gagner

juste à respecter

le fil

de la poussière aux étoiles

de la lumière aux obscurités

le fil de la vie

pour demain - pour des mains

tendre

l'avenir

 

 

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13 décembre 2015

il n'y a peut-être pas grand chose à ajouter,

la terre est violacée de mots de tout horizon,

textes insurgés, vies menacées et formes de balbutiements, de cris, de gestes égarés,

quelques vociférations,

et des brûlures à la gorge rayée sous la coupure entre colère et idée

les paroles sont éparpillées

c'est difficile de saisir ce qui se joue à la valeur du jour

je sens l'étendue des regards perdus

je sais l'évidence silencieuse

la peur, la haine, le rejet, le grapillage de la pensée

pourtant je ne peux m'empêcher d'écrire ici ou là

 

la porcherie grinçait et couinait sur un vieux lecteur à cassettes

lutte, rage

quelques slogans intégrés : "plus jamais de 20%, alors levez les doigts, tous les doigts car nous sommes noirs, nous sommes blancs, nous sommes jaunes et ensemble nous sommes de la dynamite"

Voilà, comme aujourd'hui, ça explose!

 ... INTERLUDE DE VALEURS PROPOSEES.... 

cultiver la paix et la justice entre chaque identité

 

cultiver le respect

 

cultiver

 

culture

 

se cultiver

 

apprendre des autres

 

apprendre de nos différences

 

apprendre à ouvrir son esprit grâce à la richesse des diversités

 

 .... INTERLUDE TERMINE...

 

à part le son qui résonne des tirs des chasseurs dans la brume matinale, ceux là iront voter, je sombre dans le silence des idéaux qui s'éteignent et clignottent puis s'éteignent à nouveau pour ainsi de suite me permettre de supporter la douleur de la crise existentielle humaine...

C'est quoi cette connerie!

 

Il y a lourd à trainer, j'ai passé toute ma jeunesse à convaincre ma mère raciste, xénophobe, homophobe à ne pas voter FN et là ce sont trois voisins sur dix, et plus dans certaines régions qui ont cedé à l'ignorance, la haine et la peur... Des voisins, oui, ceux qui habitent juste à côté!

 

La pensée sombre dans la bêtise, la télé est allumée et alimente la déchéance mentale, les connexions humaines sont fermées, ça tourne en rond dans les discours : "y'a eu des vols, c'étaient encore des étrangers" ou "ils veulent nous envahir", "ils profitent du système", "moi, je suis raciste contre les assistés"... ... ... ... ...

 

Les gens cherchent des responsables, les responsables de tous leurs malheurs : pas de boulot, pas de vie dorée, pas de chance, pas de rêve, de la déception, de la morosité... de la frustration.

 

J'ai toujours regardé les autres comme passagère de la vie, observatrice des trajets, vision comme en retrait souhaitant sourire et vérifier qu'en chacun de nous il y a perfectibilité...

 

L'humanité, prendre avec soin des chemins pour rendre à la vie des virage vers le meilleur, vers ce qui semble le plus parfait, le plus acceptable, le plus enviable?

 

 

Moi aussi je commence à avoir peur aujourd'hui,

 

oui peur,

 

 

peur de l'ignorance, peur du rejet de l'autre et de ses différences, peur de l'histoire sans fin qui se répète, celle qui facilite la violence, la guerre et justifie les pires crimes.

 

 

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12 novembre 2015

art catégorie de la vie

résume le simple et l'imparfait

plus quelques notes

plus quelques points

quelques touches

art catégorie

pour le style

et la pluie

qu'en est-il de la vie ?

tout ce que j'ai cru

va bientôt disparaître

squelette d'ancêtres

lignée de construction

savoir connaître

refondre et revivre

renaître

art catégorie

écriture résurrective

pensée libre

tout peut s'éffacer

et réapparaître

puisque l'utilme façon d'être

est la création

art catégorie

fonte et refonte

forge et reforge

constitue et reconstitue

avancer

de jour en journée

survivre

 

 

 

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04 octobre 2015

Plusieurs tours

encore des milliers d'elle

ivresse du soir

papillonne son visage

oeil réel

voler autour du corps

en frénésie d'air

soulever le vent

échapper au temps

décaler la réalité

coller le crépuscule

ou coudre ses pas

aussi longtemps

tourne la lumière

vitale

stellaire

et sidérale

plusieurs tours

encore des milliers d'elle

ivresse du soir

papillonne son visage

 

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