pensées féministes et poesie sapphiste

A la muse de ma métamorphose, je ne serai plus jamais comme avant, Je refuse de n'être pas moi-même, femme HumainE

16 novembre 2009

c'est l'invasion de certains échanges qui vident l'atmosphère, à la partie des suites comme une rigole pour fuir les eaux de pluie ;
c'est l'intégrale direction sans continue, l'équilibre roulotte de tous les chemins  à succéder, comme une indécise qui tourne en rond, je n'ai pas de choix, j'ai tant de contraires.......

Eparpiller les tentatives, interpeller le bonheur, prendre une petite main pour la tenir au chaud dans la mienne et sentir le bien-être, reconnaître l'agréable circonstance qui m'ouvre au sourire.

L'empathie entoure mon corps d'univers dont je dois me protéger parfois, comme la réponse du muet qui tape sur mon épaule, j'entends des avances que je refuse et j'irai les contourner.
Je n'ai qu'un seul doute sur ma position, je souhaite revenir sur l'immense envie de te connaître. Mes yeux dans leur course, ont vidé tes espaces pour ne pas te géner. Ils se sont baissés puis détournés comme pour te laisser toute cette place, libre.

Je n'ai pas un centimètre en calcul de tête pour compter la superficie des distances qui nous éloignent mais je sais que je ne lèverai plus mes paupières d'aussi loin que tu me regarderas... comme une vision extérieure au monde qui force mon oeil à éteindre sa lumière.

Lorsque les premières idées quittent mes mots, j'ai déjà oublié, cette mémoire d'instants, en collection d'images d'où la mesure reste l'intensité d'un regard fermé, isolé.


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15 novembre 2009

comme le monde est fendu
dans sa disproportion
éventré
de tant de brisures
les félures aux éclats
la casse des mottes à terre
dans toutes mes rondes
j'entrouve la plaie
avec mes deux mains
ensanglantées
ça globule du rouge
un champ de blessures
aux guerres toute ma paix
j'ai pacifié en moi
les intestines
au puit mes larmes
quelques soldats
gardent le point
ma convergence
d'une carte stratégique
l'armée élémentaire
de l'eau pour l'air
brûle la chaleur
tous les paysages
du feu part ses flammes
mes villages en braise
la querelle fumée noire
pour toute cette planète
aux mots volcaniques
la poussée en fusion
arrache l'écorce
provoque des chaînes
toute ma réaction
ces épreuves
aux tremblements
quelques effondrements
lorsque la révolution
fête mon trouble
les frontières changent
la nature du sol
mes gardes fou
contre la bataille
reprendre des forces
un terrain de bosses
sa friche vague
guérir à grands coups
sans soin mes contusions

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14 novembre 2009

Si les couloirs de ma vie soulèvent les lourdes pelles des feuilles d'automne, le vent les jette, en ronde de joie,  dans tous les rires à la lune. Et cette lucarne astrale brille d'un temps, à la nuit noire, pour un soir, reste allumée, comme les néons du cinéma, clignotante obscurité.

Ouvre ma porte, aux coureuses d'éclair, les espaces brillent d'un calme, le long des bagages.

Mes rêves partent. Un film est là. Je m'égare.

S'y reprendre, en lâchant toute sa conduite : dès que mes cheveux courent le ciel ; lorsque tes pas craquent sur les couches tombées, sous les arbres ; à l'époque de l'écharpe, tu regagnes mes fraîcheurs.


Alors, j'avance, dans le bruit qui froisse mon sol.... Les parcours sont sinueux mais poursuivent ces preuves d'existence ; d'une vagabonde marche, dans les feuillages de saison, répandus tous les ans pour chatouiller les rivages d'enfance,  nager dans les eaux flottantes des caducs, rouiller son insouciance, légeretés en papiers légions, la société des intérêts envolés.

Ma place, d'un centre pavé aux villages égarés, une idée me vient de continuer ; puis une autre, de stopper. C'est à la position d'une girouette qui tourne son forgé, que ma silhouette givre d'ombre ses hésitations. Longtemps cette pirouette vibre du chaos qui fait sa révolution en chaque instant, mes créations. Parfois, juste une image s'éternise dans un regard, reflète tous les miroirs, lumière sans fond, j'entre dans la réflexion, cet objectif vision ; les sensations troublent ma vie, d'une non-voyance qui cherche ton son.

Parle-moi, juste de tes doutes, de tes préoccupations, du sentier qui fait ta route, de l'effort que tu donnes dans tes transpirations. Montre-moi, les cycles de ta vie comme ce frisson qui écoute l'hiver se préparer.

Si les feuilles meurent, c'est pour devenir fertiles.

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13 novembre 2009

la verticale a figé un ultimatum
dirige-toi là
toute droite
engagée sa vertigineuse
développer
guide-moi
la boussole
perd ma tête
des latitudes
cette ligne invisible
la transparente
agréer
j'irai dire la suite
d'une ligne dessinée
dans toutes les cases
cette histoire
comme le vide d'une bulle
son air fermé
mes mots par message
montent l'expédition
aux ascensions
la clandestinité
un alphabet s'élance
par étrangeté
vers le ciel
des volatiles sans objet
tournent l'âme
d'une femme idée
ses clairs nuages
aux tranches d'horizon
accrocher
poser
dire
parsemer l'étage
tant de possibilités
accomplir
l'étroite trace arpentée
une trame
à la lune
à l'étoile
à la volée
des libertés lâchées
l'expression
le véhicule pour les cieux
l'espace immatériel
l'oraison virtuelle

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12 novembre 2009

tout le feu chemine vers le conduit
l'incandescent se désagrège
en paillettes cendrées
qui détachent ma réalité
comme je consume
tous ces passés
la chaleur monte
et quitte son tison
aux couleurs charbons
toutes les éteintes
c'est autour de la cheminée
que la braise a jeté
des semblant de bonheur
comme le halo à flamme
d'un jeu de lumière
mon ombre dessine sur le mur
la face cachée des sorcières
aux étranges secrets
mon coeur part en fumée
essoufflé des hivers
sans être jamais attisé
il viendra se répandre
comme un gris de cendre
léger
prêt à s'envoler

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11 novembre 2009

puis-je te voir
juste un instant
puis-je entendre
cette cristalline
au diapason sonore
être vibre
toutes mes cordes
éprouver
une mélodie symphonique
la pathétique fuite
sa mélancolie disparue
alors reste-là
intense en moi
quelques partitions
tout un solfège sensible
tant de notes injouables
sans voix
je laisse au murmure
la retenue
à quoi bon
un air rythmique
rejoue son refrain
ma tête tourne
lorsque mon coeur te regarde
je chantonne
malgré moi
mes paroles  échos
tes mains rondes
ma balade folk
au près de toi
tes yeux
m'éternisent
sonnent mes jours
claironne l'instrumental
d'un solo jazz

j'écoute

d'une oreille à public
avertie
ta musique joue en moi

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10 novembre 2009

la page noire se gondole
à marée de graisses
sa plage déversée
l'univers frais
des pas de nuit
en mer épaisse
les mots calmes
vont et viennent
parfois obscurcis
des pages remplies
la sirène du bateau
perce le vent des encres
tous mes stylos
d'impression numérique
ce blog à ma vie
l'océan des couleurs
des états de soi
les remous sous l'eau
des sels tendres
en polissage limpide
vivre et s'écrouler
parsemer des grains
à la saison des écumes
mes proches vagues
pour une âme

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08 novembre 2009

l'eau dévale un caramel
des mers de miel
les danses collent
l'entre cuir
si ma cuisse dégage
l'autre pas paresse
à la glisse marche
l'avant droite
une ombre passe
des parcours en lien
fils et filets tièdes
cette croise là
aux portes basses
des visages sévères
à la couleur sourire
quelques mouvements
la manière d'être
importune
le métronome pique
d'un temps arriviste
les profits gardés
toutes les ambres
des jaunes en orange
aux rouges ma colère
insupporte le mielleux
garder un calme sérieux
déjouer la pâte
porter le moule au four
cuire l'épaisse couche
des bords querelle
être féministe
et si tenir
sans politiquement correct

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07 novembre 2009

il suffit que
ça se peut
l'hypothétique
aux espoirs nouveaux nés
à réaliser
pour un balancement
tout près bercé
le soi bouge
comme la proposition
c'est en chacune les douceurs
pour la première histoire
j'avance étourdie
par la lumière éblouïe
aux yeux qui ferment lourds
chaque passage vers l'amour
j'irai voir
mes toutes premières lettres
qui dépassent la boite
aux écritures  factures
l'enveloppe déchirée
mes papiers mouillés
sèchent le vent tournant
du jardin balançoire
garde la barrière en bois de femme
des années sièges
un temps d'univers
aux longues tresses
plus haut tire vers le ciel
toutes mes distances
j'attendris la fillette
qui court l'existence
son rire palpitant
tout son éclat
une magnifique joyeuse
rêve en moi


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04 novembre 2009

lorsque la tôle a froissé la vitesse pressée
l'écorce enlevée de la ferraille déformée
le choc
un heurt
le réel défonce ma carlingue
j'ai été touchée
stoppée
arrêtée
comme un côté pour bidon
aux poussées étranges
la portée des cylindres
l'aspect ondulé vrille le temps
et la vie désagrège la casse
qui tombe de nos mains
le volant
j'ai dépassé le virage
comme les jambes tournent
d'un chagrin métal
ce n'est pas si grave

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