Pour en rire ou en dire,

je peux comparer des situations éloignées et proches en même temps :

j'ai été fumeuse des années,

je ne sentais plus rien, plus d'odorat, mais je n'en avais pas conscience.
J'ai été une dictateur du tabac, avant les lois sur l'interdiction de fumer dans des lieux publiques,
j'avoue n'avoir pas compris le non-fumeur et même l'avoir nié, je trouvais le non-fumeur intolérant,
la fumée n'est pas une gêne quand on ne la sent pas,
et participe aussi le principe de la "mauvaise foi"... On fait semblant de ne pas comprendre l'autre pour refuser de prendre en compte ce qu'il dit...

idem pour les choix sexuels,

Lorsque l'on se définit comme hétéro,
la norme du comportement sexuel le plus répandu,
ce sur quoi on ne discute pas, c'est presque une évidence,
et bien, je l'avoue, on ne pense pas être un ou une dictateur, mais c'est pourtant le cas!
on n'imagine pas une seule seconde qu'on impose ses choix aux autres,
tout tourne autour de la norme hétérosexuelle,
et ce modèle construit même  des images de la femme selon le désir de l'homme,
Je remarque que dans mon vêcu de femme hétéro, ça a toujours été la lutte,
lutter contre soi-même pour satisfaire, produire ou répondre à la séduction,
lutter avec l'homme pour qu'il respecte le désir femme et sa jouissance,

Je ne suis pas une extraterrestre qui a subi l'homme,
je n'ai pas eu des relations spécialement conflictuelles avec des super-matchos.
Mais, je constate maintenant,  que la sexualité hétéro est une sexualité tournée vers le désir et la satisfaction de l'homme,
on ne se rend pas compte à quel point on peut se nier,
et c'est trés grave.
Grâce au désir d'ELLE que je vis aujourd'hui,
je relativise toutes ces idées reçues, 
Je désire le beau, et en désirant cette femme magnifiquement HumainE,
je casse tout ce qui m'avait été donné d'accepter comme évidence toute faite.
ELLE m'anoblit à la beauté du sentiment,
je m'élève à mon tour et je deviens une HumainE qui respecte l'autre et l'autre femme,
avec de l'estime et du respect,
aimer, c'est ne pas faire de l'autre son objet.