Comme si un matin sans éveil
ta paupière venait me sourire,
je suis la petite fille du corps de femme,
en spontané des étoiles éfilées,
je fais ce voeux.

Je joue à te dessiner dans mon esprit,
ta courbe en épaisseur de nymphe
crayonne mes draps
et lisse mon oreiller couché.

Tu m'apparaîs,
être de complicité,
amour surréaliste des corps accordés,
en notes diffuses sur papier de musique...

Tu m'enveloppes de ta tendresse
et je te chante ma mélodie
en souffles légers sur ton corps.

Veux-tu de moi ?
Aime, aime-moi,
j'aime, je sais aimer.

Construire un nid d'invention par jour,
de la gaité,
j'entends déjà ton rire de gand bonheur
qui s'engouffre dans mon ventre,
tu m'emplis en joie.

Et puis la compréhension,
s'entendre, s'écouter,
le son de ta voix qui me dit toi,
toi tu es ces mots que tu évoques.

J'arpente les couloirs de l'imaginaire
parce que mon monde ne me suffit pas.
Il est si désolé de ne pas te connaître.

Et toi as-tu un jour pensé à naître?
Les années se passent sans ton ombre
et le soleil se moque de moi,
il me rougit et me tanne
comme une peau de folle illusion,
la Bovary d'ici, maintenant...

Cruelle idée...
De me faire croire que les étoiles mentent
et que mes idéaux sont à enterrer.

Suis-je la seule ?
Solitude en début d'année
que de prendre ses rêves pour la réalité.

Je continue à dormir
et mes joues rosissent au fur et à mesure de ton ardeur
fumeuse brume aux ailes lumineuses
tu me voles en papillonant mes seins.

Il n'y a qu'un être merveilleux
pour fabuler avec moi.
Comme la meilleur façon d'échapper à l'ennui
est de s'autoriser à imaginer sa vie.

Création collective à deux âmes :
peinturle en moi
les couleurs de la liberté,
j'écrirai la saveur à t'embrasser.

Des astres qui gonflent nos marées,
mon coeur chavire en îlot,
un banc de sable qui onde ta photo.

Faut-il partir loin pour s'ouvrir tout près?
J'enchante à mythe
la vie résignée inconcevable,
je ne peux m'en contenter.

Je préfère contempler les éléments,
le royaume des nymphes...