Peut-être que la vie a raison de paraître parfois dure et sérieuse, sévère et intransigeante,

elle peut racler tous les bords d'une histoire, en faire un tas réuni, de fines couches de poussière,

la vie peut rendre impatient ou véhément,

la vie peut même s'asseoir à côté de soi et vous regarder endormi-e...

Parce que souvent on oublie qu'elle est notre-quelle est sienne.

C'est ainsi que j'ai commencé la mienne, étirée entre vivre l'instant et se regarder le vivre,

juste l'écart entre faire et être... Mesurer que nos actes nous inventent et que nous faisons ce qui nous correspond. Mais la fracture n'a cessé d'alourdir la densité et ses effets... Juste de fines couches de poussière à racler. Les bords de mon histoire se sont rejoints.

J'ai récupéré comme une gravité. La poussière a tourné avec le temps, la durée.

Tout autour s'est matérialisé comme un anneau où les poussières s'agitent et gravitent de sorte à créer une distance.

Mon esprit s'en fait toujours une réjouissance, matière à se sentir à part... Sorte d'orgueil inconsidéré qui n'a pas de réalité tangible d'où s'enorgueillir...

Car au fin fond de soi, lorsque le temps sera écoulé et que la vie se sera enlevée, on le sait bien qu'il n'y aura plus que de fines couches de poussière derrière nous. Alors, peut-être que la vie a raison de paraître parfois dure et sérieuse, sévère et intransigeante, mais la vie nous apprend une seule chose, à la fin nous serons tous égaux ! A la fin...